Le consentement dans le BDSM

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Le consentement dans le BDSM

Le consentement dans le BDSM et en matière de sexualité: quelques informations.

La notion de consentement permet de distinguer ce qui relève de l’abus de ce qui relève d’un acte consenti.  C’est un accord passé entre des personnes qui souhaitent partager une activité sexuelle.

Le consentement doit être donné librement. Il doit pouvoir être retiré à tout moment sans justification, même avec votre partenaire régulier.

Le consentement, c’est un OUI explicite. Rien de plus.
– Absence de réponse, réponse confuse, NON, attitude/ regard d’évitement en disant OUI =c’est NON !
– L’envie de satisfaire, la peur de décevoir, la contrainte, un état de conscience modifié (alcool, endorphines, drogues.) biaisent le consentement.  Votre consentement n’est plus éclairé.

 

Pour la suite de l’article, les personnes receveuses seront ici nommées bottom tandis que les personnes donneuses seront appelées dominant ou top.

 

 Créer un espace de parole sans enjeux 

En tant que dominant il est de votre responsabilité de créer un espace de communication dans lequel sont abordés clairement :

– Les pratiques envisagées
– Les risques encourus pour chacun (physiques, émotionnels)
– La définition d’un safe word commun (ou geste si la parole est entravée)

Mais aussi :
– Les motivations de chacun à s’engager dans telle ou telle pratique (attention, vouloir satisfaire son partenaire est différent de prendre du plaisir à l’acte pour lui-même).
Exemple : j’ai peur de recevoir de la cire sur le corps mais si mon dominant le désire, je m’y plierai, mon désir étant de le satisfaire. La personne ici fait passer les désirs de son dominant avant les siens. 

– Assurer à votre partenaire qu’il ne sera pas remis en cause de vouloir interrompre ou ne pas aborder une pratique à laquelle il a dit oui précédemment.
– Vérifier que votre emprise sur votre partenaire ne biaise pas son consentement

Il arrive que des personnes se retrouvent prises dans un engrenage mental culpabilisant pour elles et n’osent pas se manifester. C’est pourquoi créer cet espace de parole sans enjeu en amont est primordial. Même dans une relation qui se base sur un échange de pouvoir, il est possible de créer cet espace.
Exemple: avant de te dominer, j’ai besoin que nous parlions d’égal à égal et nous entendions sur la gestion de ce qui va se passer.

 

Les mécanismes conscients ou inconscients

Qu’elles aient consenti librement ou pas à une pratique, si cette dernière s’inscrit dans le cadre d’un échange de pouvoir, ces personnes oseront peu revenir sur leur décision. La peur de décevoir, la honte de ne pas être capable, la culpabilité ou d’autres ressentis négatifs peuvent les envahir.

Il est nécessaire de proposer en amont:
– une absence d’enjeu réel
– la possibilité d’un aftercare (littéralement un après soin, moment calme et chaleureux qui referme la parenthèse d’une séance BDSM)
– de vérifier les motivations

 

Attention, il est plus rare d’en parler mais l’inverse est aussi vrai. Parfois, c’est le top qui se retrouve en difficulté à tenter de satisfaire son partenaire coûte que coûte. Le top peut se sentir déchiré entre l’envie « d’assurer », de garder contenance et prestance dans son rôle et celle d’écouter ses propres besoins.

 

Bien lire son partenaire 

C’est pourquoi il est essentiel, d’une part, que le dominant sache en tout état de cause ce à quoi chacun consent et d’autre part, qu’il ait une lecture fine de son partenaire afin de pouvoir déceler des signes non verbaux de gêne.

Une astuce: en séance, valider et faire revalider le déroulé des actions en incluant cela de manière à ne pas interrompre le jeu. 
Ex. Est ce que tu estimes avoir été assez puni.e ou mériter encore quelques coups ?

Important:  en cours de session, rappeler à la personne dominée qu’elle peut dire stop.

 

En conclusion, il est important de prendre le temps de se connaître. Le consentement dans le BDSM se base aussi sur la confiance avec son partenaire.
Une communication claire et sans jugement est l’une des clé de cet échange.

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