Le champagne est servi

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Capricieuse, oui je le suis. Dure, entêtée et parfois vive. J’assume, c’est toujours pour la bonne cause. J’ai raison de tenir tête, le résultat est toujours à la hauteur de mon exigence.

Ce fut Daniel qui en fit l’expérience. Habitué à me servir et connaissant ses goûts, son adoration de moi, je le convoquais. Notre rituel diffère d’un protocole BDSM, mais qu’importe, je ne suis pas comme les autres et me fiche des protocoles.

Le rituel

Daniel me vénère et c’est très bien, j’aime être adorée. Aussi, nos séances commencent toujours par un long massage des pieds durant lequel Daniel, qui est cultivé et bon orateur, me conte des histoires. C’est mon petit moment à moi et dès que je peux, j’en profite, dans mon salon ou au KinkyClub entre deux convives à recevoir, Daniel est là, il me masse. 

Chaque massage commence par un silence religieux et un recueil. Oui. Vous avez bien lu. Daniel se recueille sur mes pieds et ce moment est intense à vivre aussi de mon côté. Puis il me masse. Maintenant, il les connait mes pieds, ce que j’aime, la vitesse l’intensité… C’est un vrai travail que seul un adorateur peut faire. Un mauvais massage peut tout gâcher. Parfois, il met un peu d’huile, parfois pas.

Je le fais toujours se dévêtir avant qu’il ne prenne son service. Puis, parce que je pourrai y passer des heures, à un moment, je me redresse et j’annonce « Daniel, vas te positionner au milieu des tatamis, je vais t’attacher ».

Le bondage

Oui, j’attache depuis presque 3 ans et je puise mon inspiration dans le bondage traditionnel Japonais et les mises en scènes érotiques mettant en avant contrainte et humiliation.

Mon compagnon était là pour immortaliser cet instant. (Vidéo à venir bientôt). Après avoir confectionné un harnais en losanges qui lui comprimait copieusement le torse, j’attachais Daniel dans une position exposante, chaque avant-bras lié à la jambe correspondante. En « crabe » puis le roulais sur le dos. Je voulu l’adosser à la poutre estivale, hashira en Japonais, qui me sert parfois lorsque j’attache.

Mais Daniel, même mince, reste un homme d’un âge et d’un poids certains. Aussi je réclamais de l’aide, les deux se connaissant. Il fallut hausser le ton pour me faire comprendre mais nous avons réussi à déplacer Daniel comme je le souhaitais. Lui ne voyait rien. En effet, dès le départ, je l’avais privé de la vue au moyen d’un tissu blanc ajusté sur tout son visage.

La torture

Je décidais d’alterner les sensations et accrochais à ses couilles des pinces reliées d’un fil à ses orteils. Lorsque j’ai versé la cire chaude, il a gémit et sursauté, faisant sauter les pinces. Cul nu, rondelle exposée, j’aurai évidemment pu profiter de ce moment mais chaque chose en son temps, je saurai bien lui rappeler cette situation à un moment inopportun.

Pour l’heure, mon plan machiavélique se déroulait à merveille. Juste avant son arrivée, j’avais bu 2 tasses de thé vert ainsi qu’une troisième durant le massage. Je glissais alors une bâche sous ses épaules et retroussais ma jupe. Je ne portais rien en dessous.  Avec retenue, je soulageai ma vessie. D’abord sur son sexe puis je me rapprochais de sa tête.

Ne croyez pas que je voulais simplement le faire boire. Non c’eut été trop de plaisir pour lui. Il me fallait le torturer. D’où ce tissu, qui absorbant le liquide, le faisait suffoquer. L’étoffe devenait transparente, c’était assez joli et l’on entendait ses gargouillis. Une noyade à la pisse. Voilà ce que j’avais prévu pour célébrer la nouvelle année ! Enfin, je retirai le tissu imbibé et terminais dans sa bouche. Il ne voyait rien, ne pouvait qu’attendre, à ma merci.

Il partit tout ému, car Daniel le sait, capable de tout, je joue sur les polarités, afin que le plaisir ressenti, se mérite un peu.

Le récit de Daniel ici

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