Champagne !

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Quand je suis sorti de chez vous mardi j’étais flottant et dans l’incapacité d’écrire. C’est pourtant là que j’aurais dû le faire. Mais j’étais plein encore de votre goût, puisque vous avez eu l’immense bonté de me faire boire votre urine pour fêter la Nouvelle Année. Il est difficile de décrire mes sensations pendant que vous me manipuliez – c’est un mélange de plaisir, celui de savoir que je vais être totalement entre vos mains, et de crainte, parce que je ne sais jamais jusqu’où vous déciderez d’aller, si je serai suspendu ou non, battu, brûlé ou non… Je tâche alors de suivre la marche des liens, et petit à petit je sens ces parties de mon corps qui sont prises, de plus en plus prises, qui ne m’appartiennent plus, et je ne suis plus qu’attente – à la fois, attente que ça dure, et attente du dénouement. Attente de vos caresses Maîtresse.

[…] Je ne vous voyais pas vraiment mais c’était divin, comme dans un film de David Lynch. J’avais ce foulard sur le visage qui ne me laissait entrevoir que le « flou » de vous, si mouvante lorsque vous attachez ! D’habitude vous êtes à mes pieds ! Là non j’étais couché sur le dos, impuissant, les jambes écartées, le cul offert. Vous l’eussiez pris Mademoiselle que je n’en aurais pas été autrement étonné. 

D’ordinaire, les cordes me font toujours mal quelque part – même lorsque je ne suis pas suspendu. Là, non. […] Ces moments d’attente sont bons. Je voudrais tout le temps avoir à attendre comme ça. Ce n’est pas possible bien sûr, mais vous avez donné à ma vie le sens de… l’attachement. Merci. 

Puis lorsque je fus bien attaché, comme vous le désiriez – je verrai à la fin ce tableau magnifique que vous avez fait de moi ! – j’ai eu la surprise de me sentir brûlé. Je ne m’y attendais pas et sur le coup, précisément parce que je ne m’y attendais pas, ça a été violent. J’étais béatement à vos divins pieds, lié et offert et… la cire ! Ce n’est pas que ça fasse excessivement mal mais je vous répète, c’est la surprise. Et mes parties pincées, reliées à mes orteils par une chaîne. Je tâchais de vous dévorer du regard à travers mon voile, cependant que vous officiez, libérée de toute tâche contraignante puisque ça y étais, vous aviez obtenu la figure que vous désiriez obtenir. Je vous voyais ombre blanche, et je devinais que vous pouviez faire mal, si cela vous passait par l’esprit, comme une petite fille, exactement comme ces petites filles perverses dans l’œuvre  de Joyce Carol Oates. Oui vous avez cela, physiquement et dans votre comportement. Pardon Mademoiselle, mais j’ai pu constater que vous étiez… capricieuse… Enfin bref, tout pour plaire quand on est belle comme vous l’êtes, et que l’intelligence en vous pétille. Mais vous ne m’avez pas fait mal. Vous m’avez comblé. J’ai senti qu’on me glissait une toile sous le dos et j’ai compris que j’allais avoir droit à votre précieuse urine. Peut-être pas dans la bouche, puisque j’avais le voile. Mais j’ai senti la douce chaleur sur mon sexe, mon ventre, et remonter jusqu’à mon visage et là j’ai su. J’ai ouvert la bouche aussi grand que j’ai pu pour ne pas manquer une goutte de votre saveur intérieure. Hélas, ma position m’étranglait et le voile faisait à la fois filtre et retenue. Je ne pouvais en avaler qu’une partie, l’autre étant rejetée sans que j’y puisse rien. Je m’en voulais beaucoup et j’essayais, j’essayais de bien ouvrir ma gorge – et beaucoup de votre urine est passée heureusement ! Mais pas tout ce que j’aurais pu boire, et dont j’ai ressenti le goût jusqu’au lendemain. Je m’en voulais de devoir manger, de devoir boire autre chose qui ne vînt de vous !

Le récit de Mlle Calamity ici

La vidéo ici

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